B. B. King

Riley B. King est né le 16 septembre 1925 dans une plantation de coton située entre Itta Bena, et Indianola, il est le fils d’Albert Lee King et de Nora Ella King, un couple de métayers.

Riley B. King est né le 16 septembre 1925 dans une plantation de coton située entre Itta Bena[1],[2] et Indianola[3], il est le fils d’Albert Lee King et de Nora Ella King[4], un couple de métayers. Il a quatre ans quand sa mère quitte son père. Le garçon sera alors élevé par sa grand-mère maternelle, Elnora Farr, à Kilmichael[5].

Riley King chante dans le chœur gospel de l’Église baptiste Elkhorn de Kilmichael. Il aurait acheté sa première guitare à l’âge de 12 ans[5], d’autres sources indiquent que le guitariste Bukka White, cousin de sa mère[6], lui a donné sa première guitare[7]. En 1943, King quitte Kilmichael pour travailler en tant que conducteur de tracteur et jouer de la guitare avec le Famous St. John’s Quartet à Inverness (Mississippi) dans des églises et des radios locales[8].

En 1946, Riley King suit Bukka White à Memphis (Tennessee)[5]. King retourne au Mississippi rapidement, où il décide de s’entraîner en vue de prochains séjours. Il retourne à Memphis en 1948 et joue dans l’émission radio de Sonny Boy Williamson sur KWEM Radio (en), où il commence à se faire un public. Il est engagé au Sixteenth Avenue Grill pour une émission de radio, King’s Spot, qui connaît un franc succès.

Après avoir été deux ans DJ dans une radio de Memphis, il se fait appeler « Beale Street Blues Boy[9] », raccourci en « Blues Boy », puis finalement en « B.B. »[10]. Il y rencontre T-Bone Walker : « Dès que je l’ai entendu, j’ai su qu’il fallait que j’aie [une guitare électrique]. « Il fallait que j’aie », euphémisme pour « voler »[11] ! »

Apprentissage et influences

La première influence de B.B. King a été le gospel, dans lequel il baignait dans sa famille pieuse du sud des États-Unis. Il a ensuite entendu Blind Lemon Jefferson, duquel il a appris, à l’oreille, à jouer du blues traditionnel primitif. Il a ensuite découvert T-Bone Walker, qui jouait un blues plus complexe, utilisant des accords classiques du jazz, comme les accords de 9e de dominante. Il a ensuite appris du guitariste de jazz Charlie Christian, qui jouait dans l’orchestre de Benny Goodman, l’harmonie jazz, et en particulier l’utilisation des accords diminués. Il a finalement découvert Django Reinhardt, dont il a repris les mélodies chromatiques. Il reprend le son du bottleneck de Bukka White, en l’imitant avec les doigts, pour incorporer le bend et surtout son fameux vibrato à son jeu de guitare. Ces cinq musiciens ont été ses idoles tout au long de sa carrière. Il indique en outre avoir étudié des méthodes écrites pour apprendre les gammes et les positions d’accords, choses inconnues des premiers musiciens de blues. Il connaît donc très bien le solfège, les gammes et la formation des accords.

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